CITATIONS EN FRANCAIS



Parlons des choses heureuses, pour ce qui est de la peine, pas la peine d'en parler. (Jacques Prévert)
Ne prends rien au sérieux, ni toi, ni les autres, ni rien en ce monde et dans l'autre. (Georges Fourest)
Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde. (Blaise Pascal)
Personne n'est meilleur que l'autre. Elles sont toutes différentes.
Je me plains parce que je n'ai pas de chaussures sur mes pieds. Et puis j'ai rencontré un homme sans pieds.
Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse à vous-même. ( Confucius)
Le vrai savoir, c'est de reconnaitre qu'on sait ce qu'on sait, et qu'on ne sait pas ce qu'on ne sait pas.
L'homme le plus intelligent dans son domaine peut être le plus bête dans d'autres. (Alfred Camus)
Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire.
On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on s'imagine. (La Rochefoucauld, 1613-1680)
Il y a l'âge qu'on a, celui que l'on parâit et celui qu'on se donne. L'âge qu'on a est sans intérêt. Celui qu'on paraît me semble importer davantage, mais ce qui doit compter le plus, c'est l'âge que l'on croit avoir, selon lequel on agit. (Jaccottet)
Portrait du Bon Français vu par lui-même:
Sportif, surtout à la télé
Révolutionnaire...au café du coin
Incrédule, sauf en politique
Gastronome, surtout à l'étranger
Solidaire des causes perdues...dans son fauteuil
Critique les autres quand il est chez lui
Critique chez lui quand il est chez les autres
Cartésien même "le nez dedans"
Plus concerné par l'arrivée du Beaujolais nouveau, que par une crise économique
A inventé le système D et le laisse exploiter par les autres
Éponge le pétrole sur les plages, persuadé qu'il a des idées
N'aime pas son pays, mais ne vivrait pas ailleurs.
(Mais il a de la générosité plein son coeur et surtout, il ne se prend jamais au sérieux).
SI - Rudyard KIPLING (1865-1936)
Traduction française d'André Maurois dans "Les silences du Colonel Bramble"
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

IF (Rudyard KIPLING)
It is said that Kipling wrote this poem with Dr Leander Starr Jameson in mind.
If you can keep your head when all about you,
Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:

If you can dream -- and not make dreams your master;
If you can think -- and not make thoughts your aim,
If you can meet with Triumph and Disaster,
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken,
Twisted by knaves to make a trap for fools
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings,
And never breathe a word about your loss:
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings - nor lose the common touch;
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And - which is more - you'll be a Man, my son!

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